Emilie, une nouvelle websérie transmédia canadienne !

Le 11 avril dernier, Radio-Canada mettait en ligne son 4ème et dernier épisode de la websérie transmédia, Emilie. Après 8 semaines de diffusion web et à la veille de voir sortir en salle le long métrage du même nom, le bilan est plus que positif.

Retour sur un projet novateur

Emilie est un projet en 3 étapes. Il y a eu Didier Lucien, le messager de l’amour dès le 4 février, les 4 courts-métrages interactifs qui ont présenté chacun leur tour le point de vue de quatre garçons qui convergent vers l’enterrement de vie de jeune fille de leur amie Emilie, et Emilie, le film qui sera dans les salles de cinéma dès le 19 avril. L’idée du projet est simple, utiliser tous les outils de diffusion disponibles aujourd’hui pour raconter une histoire autrement.

A l’élaboration et à la conception de ce projet on retrouve le studio créatif Akufen et le réalisateur interactif Jean-Christophe Yakono (yako). Ces derniers ont fait leurs preuves depuis plusieurs années dans le paysage du design graphique interactif et imprimé ainsi qu’en production web. Ensemble, ils signent l’identité visuelle du projet en plus d’assurer son développement technologique. L’équipe a travaillé en conservant une ligne de pensée bien distincte : s’assurer d’offrir un projet interactif et surprenant sur le plan technologique, tout en étant accessible à un maximum d’internautes. Constamment à l’affût des changements technologiques, Akufen s’est associé à UBITY, une compagnie de téléphonie sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Ils ont réussi à offrir beaucoup plus qu’une simple série, ils nous ont offert une « expérience ».

En travaillant étroitement avec le producteur (Attraction Images), Ubity et le diffuseur (Radio-Canada), ils ont développé une plateforme où les outils de communications se rencontrent et où le spectateur devient actif. Ils créent alors un sentiment d’appartenance entre l’internaute et les personnages de la série. Bien entendu, cette démarche implique une programmation complexe et une connaissance pointue de la technologie et de ses plateformes. En relevant ce défi, Akufen fait partie des précurseurs au Québec !

La websérie offre à l’utilisateur la possibilité d’intervenir dans l’histoire et d’interagir avec les personnages. Dans le premier épisode, Jeff, un des ex d’Emilie, a le choix de rencontrer un producteur pour développer sa carrière, ou de la rejoindre. C’est alors à l’internaute de choisir pour lui.

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Les trois autres épisodes vont plus loin dans le dispositif et proposent de nouvelles expériences à l’utilisateur grâce à son téléphone. Un exemple, Mathieu, un autre prétendant, souhaite aborder Emilie dans un bar, mais il ne sait pas où elle se trouve. L’utilisateur est alors invité à l’appeler en composant son numéro. On voit alors notre numéro s’afficher sur l’écran d’Emilie ! On tombe ensuite sur sa messagerie. Un code nous est donné pour avoir accès à ses messages vocaux…

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Emilie iphone

 

 

On ne vous en dit pas plus, et vous laisse tenter l’expérience : http://emilie.radio-canada.ca/

La Presse en parle

Depuis le début de sa mise en ligne, la websérie transmédia a su faire sa place sur la toile. Il s’agissait de faire vivre une expérience aux spectateurs ! De la France au Canada, la presse a été conquise… Notons également qu’Emilie fait partie des cinq productions canadiennes mises de l’avant à Cannes pour sa bonne utilisation des nouveaux médias.

« Dans le cas d’Émilie, le web n’a rien d’un artifice extérieur imaginé une fois le film bouclé, mais participe pleinement à la narration du projet, dès sa conception. Et on ne parle pas ici d’un obscur webdocumentaire ou d’un jeu pour hardcore gamers, mais bien d’une comédie populaire produite par une chaîne publique! Puisse France Télévisions s’inspirer de ce genre d’initiatives… » – Slate.fr , Alexandre Hervaud

« J’avais de la difficulté à trouver des produits originaux qui nous emmenaient ailleurs, (…) je crois qu’on vient enfin de trouver, peut-être, une formule intéressante : Emilie ! Cette fois-ci c’est réussi ! » – Puisqu’il faut se lever – 98,5 fm, Emilie Perreault

« J’ai regardé un épisode, mon téléphone a sonné, je parlais avec Emilie Bibeau… c’est vraiment « rushant » je me suis dit ressaisis toi c’est une fiction ! Alàlà c’est super tordant. (…) Ce qu’on est en train de vivre là… on est en 2015 ! » – Radio X Saguenay, Carl Gaudreault

« Vous verrez aussi que le jeu des comédiens est fait avec précision, ce qui donne une vraie crédibilité à l’interaction entre le protagoniste et le webspectateur. Je vous assure qu’il ne faut pas passer à côté de cette expérience! » – Geek vs geekette, Fanny

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Arnaud Hacquin

Arnaud Hacquin a créé en 2010 le Jardin des marques, une agence conseil en stratégie de marque et en communication transmédia. Il est aussi le fondateur avec Olivier Pouponneau (scénariste) et Jean-Michel Destang (Reporter) du Studio Transmédia The Rabbit Hole dont vous êtes en train de lire le blog. Arnaud enseigne aussi le Brand Content et le Transmédia Storytelling dans différentes écoles.

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1 commentaire

  1. Expérience ultra immersive ! Radio-Canada réussit à nous embarquer dans la fiction. Une websérie « native » transmédia et ça se ressent puisque les interactions sont réellement impliquantes pour le spectateur.

    Mon blog ici : http://screentravelling.blogspot.fr/2013/04/emilie-comedie-romantisme-et-multi.html

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