Plus de surprise, nous connaissons l’état actuel de l’industrie musicale. L’arrivée du numérique et d’internet a changé les comportements de consommation. La musique connaît les mêmes problèmes que l’industrie audiovisuelle : une augmentation du piratage, de plus en plus de concurrence et une tendance à zapper rapidement.
Le numérique a été considéré comme fautif pour l’économie mais aujourd’hui il offre de nombreuses possibilités de développement et de créativité.

La musique est aujourd’hui considérée comme un bien « gratuit », que l’on peut obtenir infiniment grâce à l’ascension de plateforme de streaming comme Spotify ou Youtube. Il faut changer ce que l’on souhaite vendre : oublier l’objet musical et vendre l’expérience musicale. Ce sont toutes les valeurs ajoutées autour de l’objet créatif.

Quel est l’impact du Transmédia Storytelling dans la musique ?

Selon Gerd Loenhard* , on peut comparer la musique avec l’eau en bouteille. L’eau est accessible facilement et quasi-gratuitement au robinet mais le marché de l’eau en bouteille continue d’augmenter. Nous avons aussi accès à la musique de manière quasiment gratuite sur des plateformes et méthodes différentes.
Alors pourquoi voulons-nous payer une bouteille d’eau ? Selon l’auteur c’est lié à l’engagement, l’attractivité et la communauté. Nous ne voulons pas simplement acheter de la musique mais nous voulons acheter de l’expérience.

Pour Robert Prattern* , fondateur du Transmedia Storyteller, on pourrait comparer l’industrie musicale à celle du parfum. On vend principalement un monde rêve autour de l’eau parfumée. Cet univers est une valeur ajoutée pour le produit qui n’est plus simplement qu’un objet.

Cette dimension d’expérience a pour objectif de créer un lien social entre les artistes et leurs fans. Pour un artiste, avoir une communauté de fans en connexion directe est indispensable pour sa communication et pour vivre. Sauf qu’aujourd’hui, les fans ne veulent plus être des acteurs passifs, c’est à dire, des auditeurs d’un morceau, d’un album, ils veulent une relation approfondie, authentique et privilégiée avec l’artiste.

Ainsi, le fait de pouvoir raconter une histoire multiplate-forme permet la mise en place d’une expérience autour de la musique. La musique étant un bien que l’on peut acheter ou non, il faut trouver un autre moyen de monétiser son travail. En effet, l’achat d’un morceau est un geste significatif, il est donc intéressant d’établir une relation durable avec le fan et de créer une communauté avec laquelle on peut interagir. Les fans doivent avoir ce que l’on appelle « une raison d’acheter ».

Cette « raison d’acheter » combinée avec une connexion artiste/fan permet de déclencher l’acte d’achat et d’établir un modèle économique viable.

Le transmédia joue un rôle important dans la relation avec le fan, en ajoutant des contenus complémentaires, en faisant vivre des expériences rares et en amenant une valeur ajoutée à la musique.
Robert Prattern conseillait de construire un univers narratif autour de l’artiste et chaque album constitue un arche narratif. L’expérience évolue et se développe au fur et à mesure de la carrière de l’artiste et permet de renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté.
Les passionnés de l’artiste auront un sentiment affectif fort et pourraient devenir des ambassadeurs. Les fans passifs apprécieront cet univers et les nombreuses entrées offertes pour découvrir l’artiste.

De nombreux artistes se sont essayés à la communication transmédia comme Nine Inch Nails, Bjork, Jay-Z, Gorillaz, Arcade Fire …

Nous allons voir quelques exemples de communication transmédia prochainement

 

 

* 1) Futuriste , Conférencier , auteur , chef de la direction L’Agence Futures.

* 2) Robert Pratten , consultant transmédia, conseille les clients sur le dévéloppement d’histoires multi plateformes et mulit média. Fondateur de Transmedia Storyteller

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