30 producteurs indépendants engagés sur le terrain de la production nouveaux médias se regroupent au sein de l’association “PXN, Producteurs d’Expériences Numériques” pour œuvrer à la mutation numérique des industries culturelles et créatives françaises.

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La vocation du PXN

PXN entend :

  • Participer à l’évaluation des stratégies du développement numérique des diffuseurs audiovisuels et radiophoniques du service public,
  • Encourager les pouvoirs publics à redéfinir sensiblement les moyens accordés à la création numérique,
  • Apporter sa contribution à la redéfinition des systèmes d’aides à la création numérique existants au sein du Centre National de la Cinématographie et des fonds de soutien régionaux, ainsi que ceux définis au niveau européen,
  • Appuyer le travail accompli par les syndicats de la production audiovisuelle sur le terrain du numérique,
  • Accompagner la formation et le maintien sur le territoire français des talents de ce secteur (auteurs, graphistes, webdesigners, développeurs, concepteurs, etc.),
  • Défendre le statut d’œuvres patrimoniales des créations numériques et protéger les droits de leurs auteurs,
  • Renforcer la visibilité de l’excellence française à l’international.

La tribune publiée sur LeMonde.fr le 8 mai 2015

A l’heure où le monde entier a le regard rivé sur les nouveaux écrans, l’industrie audiovisuelle française n’a pas suffisamment engagé sa transition numérique.

La télévision n’est plus le seul médium fédérateur, l’accès à l’information et à la culture se fait aujourd’hui massivement au travers de nouveaux canaux de diffusion, web et mobiles. Tous les professionnels s’en inquiètent : l’âge moyen du spectateur de télévision s’accroit inexorablement, laissant le fossé se creuser entre les générations.

Or l’accès pour tous à l’information et à la culture est l’une des bases du lien social, et nous ne saurions délaisser ces nouveaux espaces d’expression sans fragiliser la citoyenneté.

Les enjeux auxquels nous faisons face aujourd’hui sont loin d’être cantonnés à la France. Le panorama s’est totalement mondialisé, comme le montrent le poids d’acteurs tels que Youtube, les modèles de développement de groupes tels que Canal+ et Orange, ainsi que l’arrivée en France de Netflix et d’Amazon. Il est indispensable de permettre à notre culture de s’adapter à l’époque en repensant ses formes d’expression et ses moyens de diffusion.

La cohabitation du numérique et de la culture ne se résume pas aux questions technologiques ou à la simple distribution des œuvres et des contenus. Il s’agit d’innover sur le fond comme sur la forme.

Sans une politique culturelle ambitieuse en matière numérique, la France abîme non seulement le lien entre les différentes classes sociales et entre les générations, mais aussi son rayonnement international et sa place dans le XXIème siècle. Nous ne pouvons laisser l’offre de vidéo en ligne ou de contenus mobiles aux seules grandes marques et aux géants du web. Nous ne pouvons laisser les réseaux sociaux bâtir un monopole de la diffusion de l’information, du savoir et du divertissement. Il est urgent que le Service Public Audiovisuel soit repensé à l’aune de ces nouveaux modes de consommation.

Si les groupes audiovisuels publics et privés ont inscrit cette évolution numérique dans leurs objectifs, force est de constater que leurs concrétisations restent marginales au regard de l’ensemble de leur offre et de leurs moyens. Il est indispensable qu’un nouvel équilibre soit trouvé pour que nous puissions proposer aux utilisateurs de ces supports des contenus riches, de qualité, aux lignes éditoriales appropriées.

Ces défis sont plus prégnants encore pour les diffuseurs publics, dont le rôle citoyen doit participer à la cohésion sociale et s’adresser à tous. Pour les relever, nous appelons de nos vœux la création d’un Service Public du Numérique doté de moyens significatifs, articulant les enjeux de l’exception culturelle, de l’innovation technologique et du financement de la création, dans la perspective de la reconstruction d’un lien social durable et d’un rayonnement international puissant. L’audiovisuel public doit impérativement dépasser le cadre de la télévision.

 Nous avons accueilli avec intérêt la feuille de route du Gouvernement sur l’avenir de France Télévisions publiée le 4 mars dernier, et lu avec attention le projet stratégique présenté par Delphine Ernotte Cunci, nouvelle présidente de France Télévisions, adressé au CSA le 24 mars. Nous avons pris note de l’ambition de rajeunissement des audiences et des premières orientations retenues en matière de transition numérique. Notre attention s’est notamment portée sur l’ambition salutaire d’innover, et de ne pas circonscrire ces innovations à une seule chaîne. Nous attendons beaucoup de la concrétisation de ces ambitions.

Nous, producteurs indépendants engagés sur les nouveaux médias, nous sommes réunis au sein de “PXN, Producteurs d’Expériences Numériques”. Les producteurs que nous représentons explorent tous les genres, toutes les formes et toutes les plateformes : la fiction, le documentaire de création, l’animation, le spectacle vivant, le jeu vidéo, les applications mobiles, la réalité virtuelle, les dispositifs participatifs sur le web… et même la télévision.

La vocation de l’association PXN est de veiller activement, et par tout moyen, à la mutation numérique des industries culturelles et créatives.

La France a été pionnière en matière de création sur les nouveaux médias. Depuis 2007, des initiatives ont été mises en place au CNC, à France Télévisions, chez ARTE ou Radio France, favorisant les conditions de renouvellement de l’industrie audiovisuelle.

Aujourd’hui, ces investissements doivent être démultipliés. Vive la création numérique !

Le bureau

  • PRÉSIDENTE : Margaux Missika (Upian)
  • SECRÉTAIRE : Jérémy Pouilloux (La Générale de Production)
  • TRÉSORIER : Arnaud Colinart (Agat Films / ExNihilo)

Les membres fondateurs :

  • Marion Guth, Nicolas Blies,
  • Stéphane Hueber-Blies (A_Bahn),
  • Arnaud Colinart (Agat Films / ExNihilo),
  • Laurent Duret (Bachibouzouk),
  • Chloé Jarry (Camera Lucida),
  • François Le Gall (Camera Talk Productions),
  • Samuel Rousselier, Emmanuel Dumont (Cellules),
  • David Bigiaoui (Cinétévé),
  • Marc Lustigman, Noam Roubah (Darjeeling),
  • Claire Leproust (Fablabchannel),
  • Sandrine Girbal (Happy Fannie),
  • Arnaud Dressen (Honkytonk Films),
  • Aymeric Castaing (I Can Fly),
  • Eléonore Lamothe, Julien Calvet, Mathieu Détaint (Kids Up Hill),
  • Alexandre Hallier, Jérémy Pouilloux (La Générale de Production),
  • Jeanne Thibord, Sidonie Garnier (La Maison du Directeur),
  • Alexandre Cornu (Les Films du Tambour de Soie),
  • Malik Menai (Narratio Films),
  • Cécile Cros, Laurence Bagot (Narrative),
  • Méline Engerbeau (Once Upon),
  • Luc Reder, Youssef Charifi (Pages & Images),
  • Igal Kohen (Progress in Work),
  • Dominique Barneaud, Marie Blondiaux (Red Corner),
  • Sara Brucker (Résistance Films),
  • Pierre Cattan (Small Bang),
  • Arnaud Hacquin (The Rabbit hole),
  • Alexandre Brachet, Margaux Missika (Upian).
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Arnaud Hacquin a créé en 2010 le Jardin des marques, une agence conseil en stratégie de marque et en communication transmédia. Il est aussi le fondateur avec Olivier Pouponneau (scénariste) et Flo Laval (Réalisateur) du Studio Transmédia The Rabbit Hole dont vous êtes en train de lire le blog. Arnaud enseigne aussi le Brand Content et le Transmédia Storytelling dans différentes écoles.

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