A l’occasion du Forum Blanc 2015, Michel Reilhac a dressé le bilan et les espoirs du transmédia en tentant de modéliser la courbe d’adoption de ces narrations interactive selon le modèle de Gartner

Souvenez-vous de la bulle internet de 2001 !. En mars 2000, l’économie internet avait alors explosé en vol avant de se reconstruire, progressivement et solidement en 10 ans.

bulle internet

Vers une modélisation de la courbe d’adoption du transmédia

C’est le modèle du « Gartner Hype Cycle » qui reflète le mieux ce processus :

Gardner

Sur la base de ce modèle, Gardner positionne chaque année les différentes innovations sur cette courbe d’évolution. Ainsi, pour 2014, ils proposent cette analyse :

Capture d’écran 2015-01-15 à 17.00.10

D’après Michel Reilhac, le transmédia se trouve aujourd’hui dans la « Fosse des désillusions ». Une position qu’il nous avait déjà prédit lors de son interview au FIPA 2013.

Cela est dû des attentes exagérées de la part des media et commanditaires… Des attentes à ce jour non satisfaites.  Quels sont les constats ?

  • L’augmentation attendue de la fréquentation des sites web des télévisions ne s’est pas passée
  • La résistance naturelle au changement des institutions en place est une force d’inertie importante
  • L’engouement participatif du public ne s’est pas déclenché comme par magie
  • Le langage de la narration participative en est encore à ses balbutiements… comme le langage du cinéma il y a 100 ans.

Des signes d’espoir

La migration des annonceurs vers le web pousse la télévision à muter malgré elle vers l’interactivité. La télévision est donc vouée à rester un des financeurs clefs de la narration interactive, même si pour l’instant elle la voit plus comme un outil marketing au service des fenêtres et des grilles de programme et non pas comme un contenu original.

D’autres acteurs que la télévision comme les musées, la presse écrite, la BD, la radio s’approprient la narration interactive. Selon Michel, il convient donc, alors que nous, narrateurs et producteurs interactifs, finissons notre descente dans la fosse de la désillusion, d’anticiper notre remontée vers la lumière en diversifiant nos plateformes et nos commanditaires.

Notre avis

Cet éclairage théorique est intéressant même s’il ne pousse pas à l’optimisme. Néanmoins, Michel à raison ! La lumière ne viendra pas nécessairement des acteurs historiques du transmédia. La publicité (un secteur que nous connaissons bien) peut aussi être accélérateur de croissance. Les marques sont désormais suffisamment matures pour investir sur les supports interactifs et prêts à expérimenter de nouvelles formes de narration. Les exemples de brand content ne manquent pas dans ce blog. Certains secteurs d’activité comme le tourisme et les musées sont aussi très demandeurs.

Source : Présentation de Michel Reilhac

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Arnaud Hacquin a créé en 2010 le Jardin des marques, une agence conseil en stratégie de marque et en communication transmédia. Il est aussi le fondateur avec Olivier Pouponneau (scénariste) et Flo Laval (Réalisateur) du Studio Transmédia The Rabbit Hole dont vous êtes en train de lire le blog. Arnaud enseigne aussi le Brand Content et le Transmédia Storytelling dans différentes écoles.

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