Pour la sortie de sa nouvelle série d’anticipation “Transferts”, ARTE et l’agence DareWin lance un chatbot pour nous plonger dans l’univers de la série. L’occasion pour nous de revenir sur l’usage de cette technologie en communication.

Dans un futur proche, le transfert de l’esprit d’un corps à un autre, rendu possible par une substance mystérieuse, a permis de sauver des vies, généré des trafics clandestins, mais aussi transformé le regard sur la foi et réveillé des fantasmes d’immortalité… Dans ce monde en perte de repères, Florian, un père de famille dans le coma depuis plusieurs années, se réveille dans le corps de Sylvain, un capitaine de police membre d’une brigade spécialisée dans les « transferts » illégaux.

Pour promouvoir sa série, Arte propose a ses téléspectateurs de se faire « transférer » via un bot Messenger disponible sur la page Facebook d’ARTE. Une fois transféré dans le corps de Sylvain Bernard, le protagoniste de la série, le sujet devra prendre sa place lors de conversations avec ses collègues de la Brigade d’Action contre le Transfert Illégal. Le but est de mentir aussi bien que possible sans se faire pincer. A la clé, un accès au premier épisode de la série en avant-première. Ci-après le début de ma conversation issue de choix binaire assez limitants. Mais nous verrons qu’il ne faut pas non plus trop attendre d’un chatbot.

Des chabots pour promouvoir des oeuvres cinématographiques ou télévisuelles

Ce n’est pas la première fois depuis 2016 que le chatbot est utilisé comme support pour plonger le spectateur de façon immersive dans l’univers d’une oeuvre. En décembre dernier, Disney, à l’occasion de la sortie de Rogue One, proposait aux fans de rejoindre la rebellion grâce à son bot Messenger.

Fox Star, a aussi utilisé cette technique pour promouvoir en Inde son film « M.S Dhoni – The untold Story« . Le Chatbot sur Facebook Messenger interagissait directement avec les utilisateurs et les affrontait en duel lors d’un quizz portant sur les faits marquants de la vie de Dhoni, joueur de baseball très connu.

Les chatboats dans les musées

En mars dernier le Musée Anne Frank lançait un « chat bot » sur Facebook permettant d’apprendre l’histoire de la célèbre adolescente juive morte dans un camp nazi. Le même mois le Musée d’Art Moderne de Buenos Aires (MAMBA) propose à ses visiteurs de « chatboter » avec une oeuvre d’art. Un mois plus tard, le Musée de la Pinacothèque de São Paulo et IBM proposent de dialoguer en direct avec des oeuvres d’art. Bref, le chatbot est devenu plus que tendance dans le domaine de l’art.

Depuis le 27 septembre dernier, le chatbot Ask Mona propose une première expérience conversationnelle qui permet aux visiteurs d’une exposition française d’interagir directement avec les artistes.

Les chatbots et les marques

En France, 79% des marques envisagent d’utiliser un chatbot dans leur interaction avec leurs consommateurs et 38% d’entre elles en ont déjà mis un en place. Plus de 200.000 bots sont désormais disponibles depuis Messenger générant chaque mois plus de deux milliards de messages échangés.

Dans la plupart des cas, il s’agit d’un support de SAV et d’une aide au choix. Ainsi, La Redoute a crée Alphonse, un « chat » bot vêtu d’un nœud papillon qui incarne parfaitement le rôle de styliste personnel pour chaque client de la marque. Il indique et propose des tenus en fonction des mensurations, morphologie et goûts de chacun. Ensuite Alphonse compose les tenues idéales, achetable en quelques clics.

Alphonse

Voyages-sncf.com est depuis longtemps convaincu que le conversationnel est une tendance de fond. Ainsi la SNCF a été l’une des premières marques à lancer son chatbot en avril 2016. Le chatbot de Voyage SNCF, basé sur l’intelligence artificielle, s’apparente à un véritable agent de voyage. Il suffit aux internautes d’engager une conversation avec lui sur Facebook Messenger, en français ou en anglais, et de lui préciser sa date de départ et sa destination pour obtenir les différents trains disponibles et réserver leur billet en un clic.

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