Depuis hier et jusqu’au 27 avril, Arte propose un tour du monde inédit de 40 destinations et 23 pays, vus à travers le regard de la journaliste Sophie Massieu, aveugle de naissance, accompagnée de son dalmatien, Pongo.

Diffusés à 18h, ces 40 épisodes de 26 minutes dans lesquels l’ex-chroniqueuse de Radio France part à la rencontre des populations du monde. De la Grèce au Brésil, en passant par le Canada, cette reporter d’un nouveau genre se révèle une intervieweuse sensible et pertinente. A travers des rencontres avec un berger corse, une jeune chinoise, un artiste new-yorkais ou des pêcheurs des Canaries, à la découverte des vieux quartiers de Shanghai ou du Brooklyn d’aujourd’hui, elle explore ces destinations en mettant l’accent sur les rapports humains et les sensations.

Pour le coup, le handicap était peut-être un atout. Quand les gens me guident, je leur tiens le bras, on discute, ça crée une proximité physique et humaine. La relation se noue plus facilement, je pense. Il leur arrive parfois d’oublier qu’ils sont filmés. Et d’une manière générale j’aime les gens, j’aime aller à leur rencontre. Quand on se montre un minimum ouvert soi-même, les autres le sont aussi. En fait, ce qu’on voit à l’écran ressemble assez à ma vraie vie : si je veux voir quelque chose, je vais avancer les mains, le toucher. Dans mon quotidien, les gens, assez spontanément, me décrivent les choses qu’ils voient.

Retrouvez la totalité de l’interview de Sophie Massieu sur Télérama.

La série a entièrement été tournée avec des appareils photos et non des caméras de télévision. Cela a sans doute contribué à faciliter ce rapprochement avec les populations et les interviewés.

Découvrez les épisodes sur le site de Arte

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