Afin d’informer les 18/25 ans sur leurs droits en matière d’aides au logement, la CAF a décidé de diffuser une websérie mettant en scène des colocataires (c’est d’un original).

Produite et réalisée par le studio de création audiovisuel Trinity Films, cette websérie intitulée Voilà a donc pour but de poursuivre sa communication déjà existante auprès des jeunes. Après la création d’une page facebook dédiée « cafetudiants », la mise en place de cette série était alors un moyen dinformer, d’inciter les jeunes à aller sur le site caf.fr et enfin, de promouvoir ce service public auprès de cette cible étudiante.

C’est au cours de quatre épisodes que le spectateur pourra faire la connaissance d’une bande de jeunes, mettant en scène diverses situations impliquant une réflexion sur la possibilité de percevoir ou non une aide au logement. Kim, l’une d’entre eux, sera ainsi la spécialiste du groupe, donnant toutes les informations nécessaires aux interrogations soulevées.

L’analyse de la storytrolleuse

Avec la première saison qui s’achève (oui, parce qu’il y en aura d’autres), l’heure du bilan a sonné…
Pourquoi ?…

Avec un nom pareil et un casting digne des plus mauvais teen movies (bon ok, il manque le black sympa qui meurt au milieu et le golden retriever), il ne fallait pas non plus s’attendre à un travail de génie. Voilà … Qu’ils disent. Et terminé bonsoir ! On sent le travail bâclé, les nuits courtes et la gueule de bois fraichement digérée. Des jeunes plus ou moins coloc’, pas vraiment en galère et surtout pas acteurs, sont dans un appart’. Ajoutez à ça une Kim fan de mangas, un frangin mineur psychopathe qui reluque de la demoiselle dévêtue et un acteur jouant son propre rôle : l’artiste raté –  et vous obtiendrez VOILA ! Une série sous haute surveillance divulguant de la non-information avec la même subtilité qu’un scénario de Marc Dorcel. Pour chaque question, une même réponse : « fais une simulation sur caf.fr » – merci Kim, t’es mignonne mais retourne jouer avec Pikachu si c’est pour nous balancer ton vide cérébral en pleine tronche. Avec un prénom pareil, on se doute bien que le personnage est plus proche du BTS esthétique que d’un cursus maths sup.

Bon, on a malgré tout du placement de produits (environ 10 fois Facebook) et un skateboard sur le canapé pour faire plus proche des jeunes. En revanche, pour les scènes tournées par le cameraman atteint de Parkinson, il faudra arrêter. Pourtant, on sent qu’il a voulu faire des efforts Michael J Fox avec ses plans à la Norman rate ses vidéos, mais ça ne suffira pas.

Un « scénario » écrit par des séniors et récité par les touristes des cours Florent ; comme quoi, cette poubelle à échecs scolaires à encore de beaux jours devant elle ! En bref, le genre de blague inutile qui aura au moins eu le mérite de montrer à tous les étudiants en audiovisuel ce qu’il ne faut pas faire.

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